Poids d’une baguette : la réglementation française décryptée

Dans la boulangerie française, le poids baguette est un sujet qui déclenche vite des débats au comptoir. Entre la baguette à 200 grammes du quartier voisin, la tradition plus lourde, la ficelle minuscule et les appellations qui changent d’une région à l’autre, difficile de s’y retrouver. Pourtant, derrière ces quelques grammes se cachent une réglementation ... Lire plus
Margaux Lévêque
Poids d'une baguette la réglementation — baguette fraîche sur étagère de boulangerie

Dans la boulangerie française, le poids baguette est un sujet qui déclenche vite des débats au comptoir. Entre la baguette à 200 grammes du quartier voisin, la tradition plus lourde, la ficelle minuscule et les appellations qui changent d’une région à l’autre, difficile de s’y retrouver.

Pourtant, derrière ces quelques grammes se cachent une réglementation française précise sur l’étiquetage, des normes alimentaires liées au contrôle des quantités et un vrai enjeu de confiance entre le client et son boulanger.

Depuis la fin de l’encadrement des prix en 1987, la législation boulangerie ne fixe plus de poids standard pour la baguette. Les usages professionnels, eux, continuent de servir de boussole : autour de 250 grammes pour une baguette classique, un peu plus pour une tradition, plutôt 200 grammes pour certaines flûtes.

Ce jeu d’équilibre se complique encore avec la cuisson, le type de four, l’hydratation de la pâte ou la durée de fermentation, qui font varier le poids final d’une même recette. Autrement dit, la production baguette se situe à la croisée du droit, de la technique et du goût.

Comprendre ce cadre permet de mieux lire les étiquettes, de décoder les différences de prix au kilo et de relier le poids du pain à sa qualité alimentaire. Entre les contrôles aléatoires de la DGCCRF, l’obligation d’affichage du poids et du prix au kilogramme, et les attentes des clients qui surveillent autant leur budget que leur assiette, la question du gramme près devient tout sauf anecdotique.

C’est ce mélange de règles, d’habitudes et de coups de main qui fait vivre, très concrètement, la réglementation poids dans nos fournils.

  • Le poids d’une baguette n’est plus fixé par la loi depuis 1987 : seule compte la cohérence entre ce qui est affiché et ce qui est vendu.
  • Les usages professionnels tournent autour de 250 g pour une baguette classique, avec de vraies variations régionales.
  • La baguette de tradition française est plus lourde, souvent proche de 300 g, alors qu’une ficelle reste sous les 125 g.
  • La loi impose un affichage clair : poids, prix unitaire et prix au kilo, plus des affiches lisibles en boutique.
  • Le contrôle qualité passe par des pesées sur 10 pains au minimum, avec une tolérance de seulement 4 g sur le poids annoncé.
  • Cuisson, hydratation, fermentation et type de four modifient nettement le poids final et la texture du pain.

Poids baguette et réglementation française : ce que dit vraiment la loi

La première idée reçue tombe vite : aucun texte actuel ne fixe un poids unique pour la baguette. Pendant longtemps, l’État encadrait à la fois le prix du pain et certaines caractéristiques commerciales. Avec la libéralisation des prix du pain en 1987, cette approche a été abandonnée, et la loi a cessé de dicter combien devait peser une baguette en sortie de four.

Poids baguette et réglementation française : ce que dit vraiment la loi — baguette fraîche sur étagère de boulangerie

On entend parfois parler d’une baguette « obligatoire » à 250 grammes. Ce chiffre vient en réalité de recommandations professionnelles du début des années 1980, quand les pouvoirs publics cherchaient à harmoniser les appellations. Il avait été proposé de réserver le nom « baguette » aux pains de 250 grammes et « flûte » à ceux de 200 grammes. Les textes n’ont jamais été rendus contraignants, et les habitudes locales ont repris le dessus.

En droit, ce qui encadre le pain aujourd’hui, c’est d’abord le Code de la consommation et le fameux « usage loyal et constant du commerce ». Autrement dit, un boulanger ne peut pas utiliser une dénomination de façon trompeuse par rapport à ce que font ses pairs. Si dans une région une baguette désigne classiquement un pain de 250 grammes, vendre 120 grammes sous ce nom poserait problème, même sans chiffre gravé dans la loi.

Le décret pain de 1993 vient s’ajouter pour préciser ce que recouvrent des appellations comme « baguette de tradition française ». Là, la réglementation française ne parle pas de grammes mais de composition : farine de blé sans additifs, eau, sel, levure ou levain, pétrissage, fermentation, façonnage et cuisson sur place. Ce texte protège davantage la recette et le procédé que le poids lui-même.

Côté contrôles, la DGCCRF veille surtout à la loyauté des informations données au client. Si une baguette est annoncée à 250 grammes, la moyenne de plusieurs pièces prélevées doit effectivement tourner autour de cette valeur. L’infraction n’est pas « votre baguette ne pèse pas ce que dit la loi », mais « vous vendez une quantité inférieure à celle annoncée au consommateur ».

Du coup, la vraie question n’est pas « combien doit peser une baguette ? », mais « le pain acheté correspond-il à ce qui est promis, en quantité comme en qualité ? ». C’est ce déplacement du débat qui structure désormais la législation boulangerie.

découvrez la réglementation française sur le poids d'une baguette et comprenez les normes officielles qui garantissent qualité et authenticité.

De la théorie au quotidien : comment les boulangers fixent ils le poids standard

Sur le marbre, les boulangers ne sortent pas leur Code de la consommation à chaque fournée. Ils s’appuient sur un poids standard pour chaque type de pain, défini à partir de la taille de la pâte crue. Une pâte divisée à environ 280 à 300 grammes donnera, après cuisson et perte d’eau, une baguette finie autour de 250 grammes.

A lire également :  Calories d'une baguette : combien en contient vraiment chaque morceau

Avec l’expérience, beaucoup de professionnels ne pèsent plus chaque pâton. Ils se fient au visuel et au toucher pour diviser les morceaux de pâte de façon homogène. D’expérience, ce coup d’œil se traduit rarement par des écarts de plus de quelques grammes, mais sur de gros volumes, les contrôles rappellent parfois que la pesée reste la méthode la plus sûre.

Certains fournils choisissent même de viser un peu au-dessus du poids annoncé. Cela évite les mauvaises surprises lors d’un contrôle, et laisse une petite marge pour les variations de cuisson. Un pain annoncé à 250 grammes sera par exemple calibré pour sortir régulièrement entre 252 et 260 grammes.

Dans cette logique, la réglementation poids fonctionne comme une garde-fou plutôt qu’une contrainte rigide. Elle pousse les artisans à structurer leur production baguette autour de repères chiffrés, tout en préservant les libertés de forme, de recette et de fermentation qui font la richesse du métier.

Au fond, la règle implicite est simple : mieux vaut un peu trop que pas assez, tant que la texture, la cuisson et le goût restent au rendez-vous.

Variations régionales et poids standard des baguettes françaises

Quand on se penche sur le poids baguette à travers le pays, on découvre un patchwork de pratiques. La baguette dite « parisienne » tourne souvent autour de 250 grammes, pour une longueur de 70 à 80 centimètres. Ce format joue sur un équilibre agréable entre croûte croustillante et mie moelleuse, avec suffisamment de surface pour chanter à la sortie du four.

Mais dès que l’on change de département, les appellations peuvent bouger. Dans certains secteurs, notamment en région parisienne, la flûte désigne un pain plus léger autour de 200 grammes. À l’inverse, en Seine-Maritime par exemple, les usages commerciaux inversent les termes : la baguette se rapproche des 200 grammes et la flûte correspond plutôt à un pain de 250 grammes.

Cette mosaïque vient en partie de la fameuse tentative d’uniformisation du début des années 1980. Les recommandations n’ayant pas été suivies partout, chaque territoire a ajusté les mots à ses habitudes. Résultat : un client en déplacement peut acheter une « flûte » plus lourde que la baguette qu’il prend d’ordinaire chez lui.

Derrière ces différences, les artisans jouent aussi sur la perception de valeur. Une baguette plus légère à prix identique peut sembler moins intéressante, mais si elle est plus fine et très bien cuite, certains clients y voient un avantage. À l’inverse, un pain plus charnu autour de 280 grammes sera perçu comme généreux, même si la croûte paraît un peu moins présente.

Dans cette diversité, un point reste constant : la nécessité d’un contrôle qualité interne. Beaucoup d’équipes se fixent quelques repères simples, comme un contrôle de pesée hebdomadaire sur une dizaine de baguettes, histoire de vérifier que la main ne s’est pas relâchée avec la fatigue ou les changements de farine.

Cette vigilance de terrain compte au moins autant que les textes, surtout dans un métier où quelques secondes de cuisson ou un four un peu plus chaud qu’hier peuvent déjà faire bouger la balance.

Typologie des pains longs et repères de poids en boulangerie française

Pour y voir plus clair, il aide de replacer la baguette dans la famille plus large des pains longs. Chacun a sa silhouette, sa texture, et un gabarit de poids qui sert de base, même si les maisons se réservent le droit de décaler légèrement le curseur.

La baguette classique reste la référence. Autour de 250 grammes, longueur de 70 à 80 centimètres, elle accompagne le quotidien, du petit-déjeuner aux plateaux de fromages. Quand la pâte est bien hydratée et la fermentation maîtrisée, on obtient une mie alvéolée et une croûte fine qui claque sous le couteau.

La baguette de tradition française, protégée par le décret de 1993, se situe souvent un cran au-dessus en poids, entre 270 et 300 grammes. Elle se reconnaît à sa croûte plus soutenue, sa mie crème, son parfum de céréales et parfois de levain, quand le boulanger a choisi cette voie. Pas d’additifs, pas de congélation : là, les normes alimentaires sont strictes.

À l’autre extrémité, la ficelle ressemble à une baguette qui aurait filé tout droit vers la minceur. Autour de 100 à 125 grammes, elle offre beaucoup de croûte pour peu de mie, parfaite pour l’apéritif ou une petite faim. Certains fournils la déclinent aux graines, au pavot ou au sésame, en jouant avec le même gabarit léger.

On croise enfin des formes plus régionales comme la sarmentine, ce pain long aux extrémités recourbées, souvent entre 250 et 280 grammes. Sa silhouette évoque les sarments de vigne, et sa mie dense accompagne volontiers les plats mijotés.

Type de pain long Poids moyen fini Usage courant
Baguette classique Environ 250 g Pain du quotidien, repas familiaux, tartines
Baguette de tradition française 270 à 300 g Dégustation, fromages, repas de week-end
Flûte 200 à 250 g selon la région Alternative plus fine ou plus courte à la baguette
Ficelle 100 à 125 g Apéritif, sandwich léger, accompagnement d’entrée
Sarmentine 250 à 280 g Plats en sauce, repas de fête, service à table

Pour ceux qui aiment creuser la technique derrière ces formats, un détour par les grandes étapes de panification aide à comprendre comment un même poids de pâte peut donner des pains très différents. Un guide comme les étapes clés de la panification permet de relier poids, fermentation, façonnage et résultat en bouche.

Entre ces différents profils, chacun peut trouver son camp : croûte addict, amateur de mie fondante, ou adepte du pain mince qui se congèle facilement en petites portions.

Obligations d’étiquetage, contrôle qualité et réglementation poids en boutique

Si la loi ne fixe pas le poids d’une baguette, elle encadre de près la façon dont cette information est portée au client. Les normes alimentaires sur l’étiquetage visent un objectif simple : que le consommateur comprenne ce qu’il achète, sans avoir besoin d’un dictionnaire ou d’une balance dans le sac à main.

Premier point, les pains vendus à la pièce dont le poids atteint ou dépasse 200 grammes doivent être accompagnés de trois mentions visibles près du produit : le poids en grammes, le prix à l’unité et le prix au kilogramme. Impossible, en théorie, de se retrouver devant un rayonnage où seule une petite ardoise « baguette 1,20 € » flotterait sans autre précision.

A lire également :  Temps de cuisson d'un pain de 500g : le guide précis du four

Deuxième exigence, chaque catégorie de pain doit être clairement identifiée. Si la maison propose une baguette classique à 250 grammes et une tradition plus lourde, les deux références doivent apparaître séparément sur les supports d’affichage, avec leur dénomination complète.

Les textes prévoient aussi une affiche de synthèse, blanche imprimée en noir, d’un format minimum de 40 cm par 30 cm. Elle liste l’ensemble des pains proposés, avec leurs poids finis et leurs prix (à la pièce et au kilo). Une seconde affiche, deux fois plus petite, doit être visible depuis l’extérieur, en vitrine, pour que le passant puisse comparer sans même entrer.

Lorsqu’un service de contrôle intervient, les agents ne se contentent pas de vérifier que les panneaux sont bien accrochés. Ils pèsent un échantillon d’au moins dix pains de la même catégorie. La moyenne obtenue ne doit pas être inférieure de plus de 4 grammes au poids baguette annoncé pour une tranche comprise entre 50 grammes et 1 kilogramme.

Concrètement, si un boulanger annonce une baguette de 250 grammes, la moyenne des dix pièces pesées ne doit pas descendre sous 246 grammes. En dessous, on tombe dans la tromperie sur la quantité, avec des sanctions possibles, de l’amende à la consignation des produits.

Ces règles peuvent sembler tatillonnes, mais elles protègent tous les acteurs honnêtes. Un artisan qui joue le jeu ne se retrouve pas en concurrence directe avec un voisin qui vend des baguettes « 250 g » à 220 grammes réels. La réglementation française sert ici de garde-fou pour la loyauté de la concurrence et la confiance du client.

Comment les boulangers organisent leur propre contrôle qualité au quotidien

Entre deux tournées, peu de fournils ont le temps de sortir la fiche réglementaire. Pourtant, beaucoup ont mis en place des routines simples pour garder le cap sur le poids et la régularité. C’est souvent là que se joue la réputation d’une boulangerie française.

Une pratique fréquente consiste à calibrer précisément la pâte au moment du façonnage. La diviseuse pèse chaque portion, ou l’artisan vérifie régulièrement ses pâtons à la balance pour rester sur la bonne trajectoire. Quand les gestes sont bien rodés, un contrôle hebdomadaire sur un lot de baguettes suffit généralement à confirmer que la main ne s’est pas relâchée.

Certains chefs de fournil préfèrent formaliser davantage. Ils choisissent un jour fixe, notent les poids moyens de plusieurs catégories de pains, et comparent avec les relevés des semaines précédentes. Si une dérive apparaît, ils ajustent soit la portion de pâte crue, soit la durée de cuisson, soit la température du four.

Ce suivi n’est pas seulement une exigence réglementaire. Il permet de stabiliser le produit, ce qui rassure le client. Vous l’avez sûrement remarqué : on s’attache souvent aux pains qui ne surprennent pas, ceux qui gardent la même taille, la même croûte, la même sensation en main.

Pour les curieux qui aiment relier ces aspects réglementaires à la nutrition, un détour par les apports caloriques aide à donner du sens aux chiffres. Un article dédié aux calories d’un morceau de baguette permet, par exemple, de lier directement poids sur la balance et impact sur l’assiette.

Au final, la pesée en boulangerie devient un geste à la fois technique, légal et symbolique. C’est un des points de rencontre entre la main du boulanger, le texte de loi et le quotidien du client.

Production baguette, cuisson et facteurs qui font varier le poids

On pourrait croire que le poids standard d’une baguette ne dépend que de la quantité de pâte divisée. En pratique, toute la chaîne de fabrication vient rebattre les cartes. Une baguette façonnée à partir de 280 grammes de pâte crue ne donnera pas le même résultat selon la durée de fermentation, la température de la pâte, le four utilisé et la façon de cuire.

La cuisson joue un rôle majeur. En chauffant, l’eau contenue dans la pâte s’évapore progressivement. Plus la baguette passe de temps à haute température, plus elle perd d’humidité. Une croûte bien caramélisée, au chant net quand on la presse, cache souvent une perte d’eau supérieure à celle d’un pain plus pâle, retiré un peu tôt du four.

Sur une base de 280 grammes de pâte crue, une cuisson courte peut laisser la baguette finie autour de 255 à 260 grammes, tandis qu’une cuisson plus poussée fera descendre le poids vers 245 grammes. À produit égal, la différence tient simplement à ces quelques minutes de chaleur en plus.

Le type de four compte aussi. Un four à sole traditionnel, où le pain est posé directement sur une plaque chaude, n’assèche pas tout à fait de la même manière qu’un four ventilé ou un four à chariot. La circulation d’air, la puissance de la vapeur injectée, la position dans la chambre de cuisson créent autant de micro-variations.

L’hydratation de la pâte, c’est-à-dire la proportion d’eau pour 100 grammes de farine, pèse également dans la balance. Une pâte à 70 % d’eau donnera une mie très alvéolée et une perte d’eau importante à la cuisson, tandis qu’une pâte plus serrée à 60 % d’eau sera plus dense, avec une évolution de poids différente, à durée de cuisson égale.

Enfin, la fermentation modifie la structure interne du pain. Une fermentation lente au froid, suivie d’un apprêt plus long, donne une mie plus développée, qui « respire » mieux à la cuisson. Le pain gonfle davantage, la croûte se tend, la sensation en main peut sembler plus légère à poids équivalent.

Impact du poids sur la texture, le goût et la qualité alimentaire perçue

Ces quelques grammes d’écart ne relèvent pas seulement de la comptabilité. Ils transforment la sensation en bouche. Une baguette finie plutôt légère, bien développée et très cuite propose beaucoup de croûte, un croustillant marqué, et une mie aérée qui laisse plutôt la part belle aux arômes de fermentation.

Une baguette plus lourde, souvent un peu moins cuite ou issue d’une pâte plus serrée, offre une mâche plus dense. Certains y voient un avantage, notamment pour les tartines beurrées du matin ou pour accompagner des plats en sauce. D’autres préféreront la légèreté sonore d’une tradition bien poussée au four.

A lire également :  Véritable recette du pain perdu : la méthode des grand-mères

En termes de qualité alimentaire, le poids renvoie surtout à la quantité consommée. Une baguette de 100 grammes tourne autour de 250 kilocalories, avec une cinquantaine de grammes de glucides. À 250 grammes, on approche des 625 à 675 kilocalories, pour environ 125 grammes de glucides et un peu plus de 20 grammes de protéines.

Pour ceux qui surveillent leur alimentation, savoir combien pèse ce que l’on met dans l’assiette devient rapidement un réflexe. Là encore, lire les étiquettes et connaître la réglementation française sur l’affichage des quantités aide à faire des choix éclairés, surtout quand on associe pain, fromage, charcuterie et autres plaisirs de table.

Certains régimes privilégient par exemple des portions plus modestes de pain, mais misent sur des produits laitiers ou des fromages mieux choisis. Des dossiers comme le fromage blanc en régime minceur ou le régime fromage blanc 3 jours montrent bien ce travail d’équilibre entre glucides, protéines et lipides.

L’essentiel reste le même : le poids d’une baguette n’est jamais qu’un chiffre abstrait. Il parle à la fois de technique de fournil, de ressenti sensoriel et d’arbitrages nutritionnels faits dans chaque cuisine.

Poids, prix, calories : relier réglementation boulangerie et consommation quotidienne

Dès qu’on a compris le fonctionnement de la réglementation poids, on regarde différemment l’étiquette d’une baguette en boutique. Savoir que rien n’impose 250 grammes par la loi, mais que tout impose la concordance entre poids annoncé et poids réel, change la discussion. Il devient plus naturel de comparer les prix au kilo, de noter les différences de gabarit entre deux fournils, et de lier ces écarts à la sensation en main et en bouche.

Pour le portefeuille, le calcul est vite fait. Deux baguettes affichées au même prix peuvent présenter des poids réels différents de 30 ou 40 grammes. À l’unité, l’écart paraît minime. Sur une consommation régulière, la différence de quantité achetée sur un mois ou une année devient tangible, surtout pour les familles qui achètent plusieurs pains par jour.

Pour la santé, le poids détermine la dose de glucides ingérée sans même y penser. Une personne qui mange « une demi-baguette » par repas ne parle pas de la même chose selon qu’il s’agit d’une baguette de 200, 250 ou 300 grammes. Là encore, le lien avec les calories est direct, ce qui explique la montée des questions sur la place du pain dans certains régimes.

Il ne s’agit pas de diaboliser la baguette. Bien fabriquée, avec une farine de qualité, un temps de fermentation correct et une cuisson maîtrisée, elle reste un aliment simple, lisible, rassasiant. C’est l’accumulation de portions généreuses, associées à d’autres produits riches, qui finit par peser lourd sur la balance côté énergie.

Dans la pratique, beaucoup de consommateurs ajustent leur rapport au pain en modulant la taille des morceaux. Un petit quignon avec du fromage le soir n’a pas le même impact qu’une baguette entière partagée à deux. Apprendre à estimer mentalement le poids d’une tranche ou d’un tronçon aide énormément à rester cohérent avec ses objectifs nutritionnels.

Dans ce paysage, la législation boulangerie joue un rôle discret mais réel : elle garantit que les chiffres posés sur les étiquettes correspondent à la réalité. Ensuite, à chacun d’apprivoiser ces grammes, en fonction de ses envies, de sa faim et de ses choix de vie.

Le poids baguette comme boussole de confiance entre boulanger et client

Au final, le poids baguette sert de point de rencontre entre trois mondes qui se croisent tous les jours sans toujours se parler : le droit, la technique et la vie ordinaire. La réglementation française apporte un cadre qui protège contre les abus. Les artisans, eux, y injectent leur style, leur savoir-faire, leurs préférences de croûte et de mie. Les clients, enfin, arrivent avec leurs habitudes, leurs contraintes de budget et leurs interrogations sur la nutrition.

Quand tout se passe bien, on ne se pose presque plus la question. On entre, on demande « une tradition bien cuite » ou « deux baguettes pas trop colorées », on ressort avec une longueur de pain dont le poids colle aux attentes tacites partagées de part et d’autre du comptoir. Les contrôles, les tableaux, les grammes de tolérance restent en coulisses.

Et puis, certains jours, un pain un peu plus petit ou un peu plus cher relance discrètement la discussion sur ce qu’est, pour chacun, une baguette « normale ». C’est dans ces moments-là que les repères expliqués ici deviennent utiles : ils donnent des arguments, des chiffres, des mots précis pour parler taille, prix, cuisson, sans caricaturer.

En toile de fond, la baguette garde son statut de symbole, inscrite depuis 2022 au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Ce n’est pas le gramme près qui lui a valu cet honneur, mais bien le geste répété chaque jour dans les fournils, la file d’attente du soir, le quignon partagé à table.

Le poids, finalement, sert juste à ancrer ce symbole dans le concret, à rappeler qu’un aliment aussi chargé de culture reste, aussi, une simple histoire de farine, d’eau, de sel, et de quelques grammes bien pesés.

La loi impose-t-elle un poids précis pour la baguette en France ?

Non. Depuis la fin de l’encadrement des prix du pain en 1987, aucun texte ne fixe un poids obligatoire pour la baguette. La réglementation française exige en revanche que le poids annoncé soit cohérent avec le poids réel, et que l’affichage du prix au kilo soit clair. Les usages professionnels situent la baguette classique autour de 250 g, mais ce n’est pas une obligation légale.

Pourquoi ma baguette ne pèse pas toujours exactement le poids affiché ?

Une baguette perd de l’eau pendant la cuisson, et des variations minimes peuvent apparaître selon la durée de cuisson, la température du four ou l’hydratation de la pâte. La loi tolère un écart moyen de 4 g maximum en dessous du poids affiché pour des pains entre 50 g et 1 kg. Au-delà, on parle de tromperie sur la quantité.

Quelle différence de poids entre baguette classique et baguette de tradition française ?

Dans la pratique, une baguette classique se situe souvent autour de 250 g, alors qu’une baguette de tradition française tourne plutôt entre 270 et 300 g. La vraie distinction réglementaire porte sur la recette et le procédé (farine sans additifs, levure ou levain, fabrication sur place), pas sur le poids lui-même.

Comment connaître le prix réel d’une baguette au kilo ?

Chaque boulangerie doit afficher le prix au kilogramme, en plus du prix à la pièce. Il suffit de repérer cette information sur les étiquettes en rayon ou sur l’affiche récapitulative en boutique. Si le prix au kilo manque, l’affichage n’est pas conforme à la réglementation boulangerie.

Le poids d’une baguette change-t-il beaucoup selon la cuisson ?

Oui, la cuisson influence directement le poids final. Plus la baguette reste longtemps au four, plus elle perd d’eau et plus elle est légère, à pâte de départ identique. Une baguette très cuite sera donc plus légère qu’une baguette plus pâle, même si les pâtons crus avaient exactement le même poids.

Pain d'épices traditionnel la recette — pain d'épices traditionnel avec épices

Pain d’épices traditionnel : la recette ancestrale aux épices

Quand un pain d’épices lentement cuit dans le four, la maison change d’ambiance. L’air se charge de miel chaud, de cannelle, d’anis et de ...
Margaux Lévêque
Temps de cuisson d'un pain — pain frais sorti du four

Temps de cuisson d’un pain de 500g : le guide précis du four

Un pain de 500 g qui sort du four avec une croûte bien colorée, qui craque légèrement sous le couteau, une mie moelleuse et ...
Margaux Lévêque

Laisser un commentaire